HÉLÈNE FRANÇOIS
HÉLÈNE FRANÇOIS
STUDIO
21
LES HÉRITIERS

HÉLÈNE FRANÇOIS, STUDIO 21
Écriture : Hélène François et Agathe Peyrard
Mise en scène : Hélène François
Avec Andréa Brusque, Julie Teuf, Robin Causse
Création prévue à l'automne 2027
avec le soutien du Théâtre Paris Villette, CENT QUATRE - PARIS et la scène de recherches-Théâtre Paris Saclay
Coproduction : Studio21, Théâtre Sénart - scène nationale (production en cours)
RÉSUMÉ
L'argent est comme le fumier. Il faut qu'il soit répandu pour qu'il fasse du bien. Francis Bacon 1561-1626
J’ai lu un jour que l’or donné par le diable à ses victimes se transformait immanquablement en excrément. Sigmund Freud 1856-1939
Les Héritiers est un spectacle qui mêle documentation économique, presse à scandale et fiction pour explorer notre rapport à l'argent et à la transmission.
L'histoire s'inspire librement de la succession de Karl Lagerfeld et de la fortune qu'il souhaitait léguer à sa chatte Choupette.
Trois héritier·es se lancent à la poursuite d'un comptable en fuite, seul détenteur d'un magot dont personne ne connaît le montant. La chatte, la gouvernante et le fils spirituel du défunt se mentent, se trahissent et se déchirent, convaincus qu'une fortune colossale les attend au bout du chemin.
Le problème : ils ne savent pas combien il y a d'argent. Ni même s'il y en a.
À travers cette course absurde, Les Héritiers interroge notre propre rapport à la transmission. Car l'héritage est une promesse singulière : une richesse que l'on peut espérer recevoir, défendre ou transmettre, sans même savoir si elle nous concernera un jour.
En regard de cette histoire, le spectacle entre en dialogue avec les travaux d'économie comportementale de Claudia Sénik, ainsi qu'avec ceux d'André Masson sur l'héritage et la transmission intergénérationnelle. En France, le montant des héritages a été multiplié par cinq en cinquante ans, tandis que le rejet des droits de succession reste largement majoritaire dans les enquêtes d'opinion.
Alors pourquoi défendre avec autant d'acharnement un coffre dont on ne sait pas s'il sera plein ou vide ?
Parce que nous ne raisonnons pas toujours à partir de ce que nous possédons, mais aussi à partir de ce que nous imaginons pouvoir perdre.
Le biais d'optimisme, l'aversion à la perte et notre perception déformée des probabilités deviennent alors les véritables moteurs de l'histoire. Les personnages courent après une fortune imaginaire ; nous les regardons courir et reconnaissons, peut-être, quelque chose de notre propre rapport à l'argent.
Entre comédie musicale, enquête et fiction familiale, Les Héritiers raconte ainsi une course à l'héritage où l'argent est peut-être moins important que le désir de croire qu'il nous appartient déjà.


